Les termes « turc », « race turque » ou « nation turque » que nous utilisons aujourd’hui sont donc le fruit d’un processus de « construction » particulièrement complexe, débuté il y a des siècles et qui s’est poursuivi jusqu’à nos jours. Il y a, de plus, des signaux forts qui attestent que ce processus est toujours en cours. Affirmer qu’une identité construite est supérieure à d’autres identités probablement tout aussi construites atteste, au mieux, d’un manque de conscience historique. Il est alors utile de prendre une profonde inspiration et de se remémorer cet historique quand nous bombons le torse au slogan « Heureux qui se dit Turc ».
Ces derniers temps, la presse et certains chercheurs se sont penchés sur les problèmes identitaires des Hamchènes vivant sur le territoire de la Turquie. Certains commentaires sont faits sans tenir compte du fait historique de la politique d’islamisation et de turquification et des conséquences qui en découlent, d’autre part, il n’y a pas de différenciation entre les termes « d’identité » et « d’origine ».
Ses origines remontant aux anciennes croyances de la Perse ainsi que sa double structuration clanique et religieuse sont des éléments majeurs. Aussi, il convient de mettre en avant le métissage de ses populations à travers l’histoire pour éviter de chercher une origine ethnique unique.
Selon Feyyaz Kerimo, écrivain et enseignant vivant en Suède, le génocide de 1915 a eu des effets irréparables sur l'identité assyrienne qui semble aujourd'hui affaiblie et divisée. La guerre en Irak et en Syrie a provoqué de nouvelles vagues d'immigration et l'idée de retourner en Turquie semble loin pour les nouvelles générations en diaspora.