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Karabakh, retour au point de départ

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30 ANS D’EXPÉRIENCES EN ARTSAKH & EN ARMÉNIE

YERKIR (Europe) est une ONG Lyonnaise construite dans la continuité et sur les fondements de l’asso­ciation France-Karabagh : la consolidation des régions frontalières du Karabagh. Créée en 1990, elle a eu pour objectifs dans l’urgence de la 1ère guerre du Karabagh de venir en aide aux populations locales via des projets humanitaires. A partir de 1994, nous avons développé des programmes de rapatriement de réfugiés sur les zones frontalières de l’Artsakh par la reconstruction d’une quinzaine de villages dans les régions de Djebraël, Hadrout, Mardakert et Kelbadjar.

ÊTRE ACTEUR ET NON SPECTATEUR

Nous avons élargi nos activités en Arménie aux villages frontaliers avec l’Azerbaïdjan dans les régions du Tavouch et de Guéghar­kounik. Nos projets de solidarité inter­nationale se sont ensuite portés sur le développement agro-économique au travers du micro-crédits à l’élevage et à l’apiculture ainsi que la création de coopératives agricoles.

Notre présence sur le terrain nous permet d’être directement connectés à la realpolitik de l’Arménie, ainsi qu’aux enjeux profonds de la Cause Arménienne. La particularité de notre ONG, dans un souci d’efficacité et de résultat, est de professionnaliser nos actions. C’est parce que nous estimons devoir être des acteurs en lien avec les territoires de la Cause Arménienne (Artsakh, Arménie, Géorgie, Turquie, Arménie Occidentale) que nos projets ont toujours été dirigés sur place par des français d’origine arménienne.

INCOMPRÉHENSION ET INJUSTICE

Depuis le 10 novembre dernier, jour de capitulation de l’Arménie et de reddition de l’Artsakh, nous sommes tous sonnés, hébétés par l’ampleur de cette défaite.

A l’incompréhension se mêle un senti­ment d’injustice, celui d’avoir été aban­donné à notre sort par l’ensemble de nos « alliés ». Ceux-là même qui déclaraient leur compassion sur le génocide de 1915 et déclamaient comme leitmotiv à chaque 24 avril « plus jamais ça pour les Arméniens ».

Pourtant, et ce pendant plus de 45 jours, ils ont regardé sans réagir, l’Artsakh se faire agresser par l’Azerbaïdjan avec le soutien militaire de la Turquie et de contingents de djihadistes syriens. Ils ont vu les bombardements, en continus, sur des cibles civiles avec l’utilisation d’armes nouvelles (drones de combats et kamikazes) ainsi que par des bombes à sous-munitions (interdites depuis 2010) et des bombes au phosphore (interdites depuis 1983 dont l’utilisation est considérée comme crime de guerre).

Aujourd’hui, la désillusion est grande et nous devons faire face à de nombreuses pertes territoriales et humaines.

Tous les villages que nous avons re­construits entre 1994 et 2010 sont aujourd’hui réduits à néant et sont passées dans les mains de l’Azerbaïdjan.

La cité Antique de Tigranakert d’Artsakh (région d’Aghdam) dont nous avions initié les fouilles archéologiques en 2006 ainsi que l’église troglodyte paléochrétienne de Khatchénaguède (région d’Aghdam) et le monastère d’Handabert (Kelbadjar) que nous avions restauré ont été donné à Bakou.

RETOUR AU POINT DE DÉPART

Nous avions commencé notre engage­ment en 1990 en soutien aux réfugiés de l’Artsakh de la 1ère guerre du Haut-Ka­rabagh. Nous voici revenu au point de départ, 30 ans après, à soutenir ces mêmes populations redevenues une fois encore, des réfugiés.

L’Arménie se retrouve face à une situa­tion sociale critique avec des dizaines de milliers de réfugiés mais aussi par l’im­pact des conséquences dramatiques de cette guerre : les morts, les disparus, les mutilés, les blessés et les traumatisés de guerre… principalement des jeunes appelés âgés de 18 à 25 ans, ce qui, à l’échelle de l’Arménie est une saignée démographique. S’ajoute pour les Ar­méniens d’Artsakh, l’exode forcée et le traumatisme généré par l’abandon des villages et l’impossible retour pour des dizaines de milliers d’entre eux.

Nous devons absorber le choc de cette défaite, faire notre deuil, panser nos plaies et regarder l’avenir sans se laisser abattre. Nous devons tirer les leçons de ces évènements et reconstruire pour aller de l’avant.

DES PROJETS CONCRETS,  DIRECTS ET PÉRENNES POUR LES RÉFUGIÉS

Fidèle à notre engagement, nous avons dépêché une mission en Arménie fin oc­tobre pour évaluer les besoins des ré­fugiés. A l’heure actuelle, la solidarité et les mesures d’urgence humanitaire sont prises en charge par un grand nombre d’ONG d’Arménie et de la diaspora.

En lien avec des associations locales partenaires, nous avons opté pour la mise en place d’actions à moyen terme pour les familles et les enfants réfugiés en Arménie et en Artsakh. Nous allons réaliser des projets directs, concret et pérennes dans les domaines du :

#Psychotroma :
Avec une équipe de psychologues et de pédopsychiatres franco-arméniens, nous allons créer des plaquettes-dépliants sur les approches à avoir concernant les psychotraumatismes pour les familles et les enfants réfugiés. Ces plaquettes-dépliants seront distribués auprès des structures médico-sociales et auprès des travailleurs sociaux en Arménie et en Artsakh. Voir les détails du projet…

#Musicothérapie :
Organiser des ateliers musicaux et artistiques pour les enfants réfugiés en Arménie et en Artsakh. L’expression musicale et artistique a une valeur thérapeutique, éducative et de reconstruction essentielle lorsque l’on travaille avec des personnes traumatisées provenant de zones touchées par la guerre. Voir les détails du projet…

#Scolarisation :
Accueillir des enfants et adolescents au Lycée Français Anatole France de Erevan par la création de classes en primaire et au collège. Voir les détails du projet…