Interview de Yetvart Tomasyan, fondateur des Editions Aras, sur le fait d'être Arménien en Turquie, les changements intervenus dans la définition de l'identité, les relations avec l'église et l'école et les débats sur les Arméniens islamisés.
En déclin constant, le nombre de Grecs de Turquie serait passé de près de 100 000 personnes au début de la République à seulement quelques milliers aujourd’hui. Céline Pierre Magnani évoque dans cet article le rapport très particulier qu’entretiennent les Roums avec la ville d’Istanbul, qu'ils considèrent comme leur véritable patrie. L’auteur aborde également les difficultés auxquelles fait face cette communauté grecque d’Istanbul (la romiosini) dont l’identité s’est considérablement modifiée avec l’arrivée des grecs-orthodoxe arabophones d’Antioche.
Gérard Libaridian explique pourquoi avril 2015 sera forcément décevant et répète que le plus important est de ne pas oublier le génocide tout en essayant de ne pas être dépendant de cette question. Il rappelle également que les structures arméniennes existaient avant le génocide arménien et insiste sur le fait qu’il ne faut pas sacrifier la nouvelle génération en Arménie sur l’autel de la reconnaissance.
Jennifer Manoukian rappelle ici la longue relation que les Arméniens ont entretenue avec la langue turque. Une relation de quatre siècles et qui, contrairement aux idées reçues, perdure - inconsciemment ou pas - au sein des descendants des premières générations de la diaspora arménienne établies aux quatre coins du monde. Selon la traductrice et universitaire, essayer d'éliminer toutes traces du turc dans la langue arménienne pratiquée au quotidien reviendrait à ignorer une part de l'histoire du peuple arménien.