Chargement

Entrez votre recherche

Penser les solutions du conflit Arméno-Turc

Partager

A l’étape symbolique du centenaire du Génocide des Arméniens, la problématique arméno-turque peine à sortir de son ornière et l’année 2015, centenaire du Génocide, n’aura pas permis de débloquer la situation. Chacun des trois protagonistes, l’Arménie, la Diaspora et la Turquie, évolue selon sa propre logique dans la méconnaissance des mutations internes en cours chez les deux autres.

La problématique Arméno-Turque est donc dans une impasse.

Schématiquement, la Turquie persiste dans sa politique de négationnisme. L’Arménie souffre de l’enclavement imposé par le blocus turco-azéri. La diaspora arménienne, du moins ses structures, tend à se focaliser sur le l’aspect mémoriel du génocide, faisant de ce combat l’élément structurant de son identité. Cette posture la déconnecte de la realpolitik régionale et des évolutions qui secouent les sociétés civiles de Turquie mais aussi d’Arménie. Le risque, la fossilisation de la mémoire alors même que la société turque amorce, certes très timidement, un travail sur son identité et une relecture plus objective de son Histoire. Ce conflit larvé et la situation géopolitique régionale n’incite guerre les institutions internationales à intensifier leur politique, notamment sur l’ouverture de la frontière arméno-turque.

Mais l’échec de la diplomatie sur ces questions contraste avec l’énergie des sociétés civiles impliquées.

Notre objectif est de pallier cette méconnaissance réciproque pour initier un dialogue entre des leaders des sociétés civiles en identifiant conjointement les ressorts du blocage, sur la base de valeurs humanistes et d’interculturalité. Ce dialogue doit ensuite permettre l’élaboration de solutions concrètes pour avancer sur la voie de la résolution de ce conflit.

Nous voulons démontrer qu’en abordant sincèrement les nœuds de cette problématique nous pouvions améliorer la compréhension mutuelle et créer les conditions d’un dialogue tripartite.

Les propos d’intellectuels, hommes politiques, universitaires, leaders d’opinions sur les questions arméno-turques sont légions mais restent le plus souvent confinés à leur propre sphère d’influence. Si le débat est présent en Turquie, en Arménie et au sein de la diaspora arménienne, il existe peu d’interactions entre ces trois sociétés civiles.

Notre plateforme numérique Arméno-Turque REPAIR a permit de recueillir de nouvelles idées et de les mettre à disposition de chacun via des traductions intégrales en turc, arménien, français et anglais ; Mais cela ne constitue pas un dialogue entre les auteurs. En parallèle de notre plateforme numérique nous organisons donc des rencontres réunissant des leaders d’opinion de chacune des trois sociétés civiles. Ces rencontres se tiennent à huis-clos ou en public avec traduction simultanée.

Ces table-rondes se tiennent alternativement en diaspora, en Turquie et en Arménie et permettent de mieux cerner les blocages et de préciser les sujets à traiter. C’est également une source de propositions concrètes et pertinentes à soumettre aux décideurs et cercles d’influences. Voici trois exemples de table-rondes que nous avons organisés :

Etat des lieux et perspectives des relations Arméno-Turques

Les 14 septembre 2013, L’ONG YERKIR – Think & Do Tank Arménien organisait une table-ronde à Lyon avec des leaders d’opinions de Turquie, d’Arménie et de la Diaspora sur le thème « État des lieux et perspectives des relations Arméno-Turques ».

Participait à cette table-ronde :

Turquie :
Osman Kavala : Président de la Fondation Anadolu Kültür.
Ahmet İnsel : Économiste, professeur à l’Université de Galatasaray et chroniqueur au journal Radikal.
Ferhat Kentel : Sociologue, professeur a l’Université de Sehir.
Ayse Hür : Écrivaine et chroniqueuse au journal Radikal.
Burçin Gercek : Journaliste correspondante de l’Express et de La Croix en Turquie (permanente de Yerkir sur le projet « Repair » à Istanbul).

Arménie :
Vahram Ter-Matevosyan : Historien, Chercheur à l’Institut des Sciences Orientales de l’Académie des Sciences d’Arménie.
Levon Barsegyan : Président du Presse-club « Asparez » de Gumri.
Lilit Gasparyan : Journaliste et Turcologue (permanente de Yerkir sur le projet « Repair » à Erevan).

Diaspora :

Ara Toranian : Rédacteur en chef du journal Nouvelles d’Arménie Magazine (France).
Gaidz Minassian : Maitre de conférences à Science-po Paris (France).
Razmig Panossian : Directeur du Service des communautés arméniennes de la Fondation Gulbenkian (Portugal).
Stefan Kristensen : Professeur de Philosophie à l’Université de Genève – Association culturelle Suisso-Arménienne « Utopania » (Suisse).
Anaïd Mouratian : Philosophe (France).
Mickael Jimenez-Matéossian : Photographe et journaliste (France – Permanent de Yerkir sur le projet REPAIR).
Armen Ghazarian : Directeur executif de Yerkir – Think & Do Tank (France).
Anna Fiorini : Chargée de mission Coopérations en Méditerranée et Arménie du Conseil Régional Rhône-Alpes.

Le dimanche 15 septembre 2013, l’ONG « YERKIR – Think & Do Tank Arménien » dans le cadre de cette table-ronde organisait une rencontre entre les participants, leaders d’opinions de Turquie, d’Arménie et de la Diaspora et des personnalités politiques françaises : Sylvie Guillaume (vice-présidente du Parlement Européen), Véronique Moreira (Vice-Présidente du Conseil régional Rhône-Alpes déléguée à la coopération solidaire), Farida Boudaoud (Vice-Présidente du Conseil régional Rhône-Alpes à la Culture), Georges Kepenkian (actuel maire de Lyon), Hubert Julien-Laferrière (Vice-président du Grand Lyon, délégué à la coopération et la solidarité internationale), Jérôme Sturla (Maire de Décines).

Les relations arméno-turques après le centenaire du génocide

Le 27 juin 2015, une table-ronde était organisée par « YERKIR » en partenariat avec la Fondation Allemande Friedrich Ebert sur le thème « Les relations arméno-turques après le centenaire du génocide » ou les questions des réparations juridiques ont été abordées par des experts, avocats et historiens d’Arménie, de Turquie, de France et des Etats-Unis.

Participait à cette table-ronde :

Diaspora
_____ ________ : (France) : Juriste.
_____ ________ : (France) : Expert International.
_____ ________ : (USA) : Rédacteur-en-chef d’un magazine Arménie de la côte Est.
_____ ________ : (France) : Expert de l’ONG Yerkir – Think & Do Tank.
Armen Ghazarian (France) : Directeur executif de l’ONG Yerkir – Think & Do Tank.

Arménie
_____ ________ : Avocat International.
_____ ________ : Présidente d’une ONG de Défense des Droits Humains.
_____ ________ : Journaliste.

Turquie
_____ ________ : Professeur d’économie, politologue.
_____ ________ : Historien, spécialiste de la confiscation des biens et propriétés des Arméniens.
_____ ________ : Avocat spécialiste des propriétés confisqués aux minorités religieuses en Turquie.
_____ ________ : Professeur de droit international.
_____ ________ : Historien.
_____ ________ :  Président d’une Fondation.
_____ ________ : Journaliste.

Quel avenir pour le dialogue arméno-turc ? Entre questions mémorielles et relations internationales

Le vendredi 17 février 2017, à Erevan, l’ONG YERKIR – Think & Do Tank Arménien organisait en partenariat avec l’Ambassade de France en Arménie, l’Université française d’Arménie et l’Institut Français, une conférence sur le thème « Quel avenir pour le dialogue arméno-turc ? Entre questions mémorielles et relations internationales – Points de vue de Turquie, d’Arménie et de la diaspora arménienne de France ».

Intervenants à cette conférence :

Taline Papazian, Maitre de conférences à Science-Po Paris et chargée de recherche à l’Université de Californie du Sud.

Philippe Kalfayan, Juriste et chercheur associé au Centre des Droits de l’Homme de l’Université Paris II.

Jean-François Pérouse, Directeur de l’Institut Français des Etudes Anatoliennes d’Istanbul.

Ali Bayramoglu, Politologue et Professeur à l’Université Kültür d’Istanbul.

Vahram Ter Matevosyan, Chef du département des études turques à l’Institut d’études orientales de l’Académie nationale des sciences d’Erevan, Professeur à l’Université américaine d’Arménie.

Tatoul Hagopian, Journaliste.