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Scolarisation de réfugiés du Karabakh au Lycée Français de Erevan

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Dès le début de la guerre contre les Arméniens du Karabakh déclenché fin septembre dernier par l’Azerbaïdjan (avec le soutien militaire de la Turquie et de contingents de djihadistes syriens) le lycée français à Erevan a accueilli des élèves d’Artsakh. Ils étaient onze au début, mais la plupart sont rentrés dans leurs villes natales après la signature de l’accord tripartite, le 10 novembre dernier. Le proviseur du Lycée français Adel Chekir qui a largement ouvert ses portes aux enfants venus de la zone du conflit témoigne vivement de l’enthousiasme des autres élèves de l’école pour accueillir les nouveaux camarades.

« Notre métier c’est l’éducation » déclare Adel Chekir et c’est aussi et surtout grâce à ce métier que les traumatismes des enfants causés par la dernière guerre d’Artsakh vont être réparés.

Grace à cette belle initiative, Elina (13 ans), David (15 ans), Arsen (15 ans) et Anahit (10 ans) sont actuellement scolarisés dans cette école, ce qui leur paraît une réelle chance sur le chemin de la bonne éducation. Mais même en compagnie de leurs nouveaux amis, tous très chaleureux et pleins de gentillesse, ils ne cessent pas de penser à leurs camarades d’Artsakh, et l’idée de revenir « à la maison » (Martouni) continue à les hanter.

Elina, David, Arsen et Anahit originaires de Martouni

L’Ambassadeur de France, Jonathan Lacôte avec les enfants au Lycée Français

Sans retour possible

Comme eux, ils sont des milliers à Erevan dont l’exode forcé les a obligés à partir de leurs régions (Kelbadjar, Martouni, Hadrout, Chouchi, Latchine, Mardakert…) et c’est un retour impossible car leurs villes et villages sont maintenant occupés par l’Azerbaïdjan.

A l’origine, le projet prévoyait d’accueillir un plus grand nombre d’élèves venus d’Artsakh, mais il a été confronté aux doutes et aux craintes des parents des élèves artsakhiotes face à une éducation uniquement en langue française dispensée dans cet établissement scolaire.

Ce qui a donné à la direction de l’école l’idée d’élaborer une extension de ce projet qui permettra d’accueillir plus d’élèves grâce à l’ouverture d’une section arménienne au collège, à l’instar de la même section au lycée.

Le projet de scolarisation de réfugiés au Lycée Français

Lors de notre mission en Arménie en novembre dernier, notre ONG YERKIR (Europe) rencontré le chef d’établissement du lycée, M. Adel Chékir, et nous avons décidé de créer ensemble de nouvelles classes pour scolariser gratuitement des enfants réfugiés d’Artsakh vivant à Erevan.

L’objectif de ce projet est la création de deux classes dans la « section Arménien » au lycée français :

– Une classe de collège : de la 6ème à la 9ème année (correspondant aux classes de 6ème à la 3ème).

– Une classe de primaire : de la 1ère à la 5ème année (correspondant aux classes de CP au CM2).

L’enseignement sera assuré par les professeurs du primaire, du collège et du lycée, mais pour pouvoir proposer un accueil de qualité à la « section Arménien » le lycée envisage de recruter de nouveaux enseignants (primaire, mathématiques, Arménien).

Le but de ce projet est donc de prendre en charge la création de ces classes qui accueilleront des enfants réfugiés mais aussi d’assurer leur frais de cantine et de transport scolaire.

Photo et extraits d’un article tiré du Courrier d’Erevan…